{"product_id":"2001-journal-de-france-cultur-la-torture-pratiquee-par-l-armee-francaise-pendant-la-guerre-d-algerie","title":"2001 - Journal de France Cultur: La torture pratiquée par l’armée française pendant la guerre d’Algérie","description":"\u003cp\u003eJournal de France Culture – mai\/juin 2001. Radio France Culture. Contexte : Invité pour parler de la torture pratiquée par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le jour de la publication du livre du général Paul Aussares.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDurée du sujet : 7 minutes (Début du sujet à 3 min, fin du sujet à 10 min) \u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003ciframe width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ltixemGoLCA?si=qOPSx6HdZu1Jeimf\" title=\"YouTube video player\"\u003e\u003c\/iframe\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eIntervention de l'historien Jean-Luc Einaudi, auteur de \u003ci\u003eLa Bataille de Paris\u003c\/i\u003e et de \u003ci\u003eLa ferme d'Améziane\u003c\/i\u003e, suite à la publication du livre-témoignage du général Paul Aussaresses. Les propos d'Einaudi apportent un éclairage historique et juridique sur les pratiques de l'armée française et les responsabilités politiques durant le conflit algérien.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2\u003e1. La Nature des Aveux du Général Aussaresses\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eJean-Luc Einaudi souligne que si l'usage de la torture n'est pas une révélation en soi, l'ouvrage du général Aussaresses franchit une étape inédite par la revendication explicite d'actes criminels.\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cb\u003eExécutions de masse :\u003c\/b\u003e Einaudi note que le général revendique désormais des « exécutions en masse ». Il rappelle que durant la bataille d'Alger, plus de 3 000 Algériens suspects ont disparu, un chiffre initialement comptabilisé par Paulette Thévenin.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cb\u003eL'assassinat de Larbi Ben M'hidi :\u003c\/b\u003e L'élément le plus marquant est l'aveu du meurtre de Larbi Ben M'hidi par Aussaresses lui-même. Einaudi qualifie Ben M'hidi d'« équivalent de Jean Moulin » pour la résistance algérienne. Jusqu'à cette confession, la version officielle de l'État français maintenait la thèse du suicide.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003ch2\u003e2. Le Débat sur la Légalité et l'Éthique\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eL'historien s'oppose fermement à la ligne de défense du général Aussaresses, qui justifie ses actes par le « devoir » et l'utilité des circonstances.\u003c\/p\u003e\n\u003ctable border=\"1\"\u003e\n\u003ctbody\u003e\n\u003ctr\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003ePoint de vue d'Aussaresses\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003eAnalyse de Jean-Luc Einaudi\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003c\/tr\u003e\n\u003ctr\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003eActions conformes à la déontologie militaire en temps de guerre.\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003eLa torture était « hors la loi » en 1956-1957.\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003c\/tr\u003e\n\u003ctr\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003eResponsabilité personnelle assumée car jugée « utile ».\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003ePratique institutionnalisée de façon clandestine.\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003c\/tr\u003e\n\u003ctr\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003eSentiment d'avoir accompli son devoir.\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003ctd\u003e\n\u003cp\u003eRevendication jugée « abjecte » et pénalement condamnable.\u003c\/p\u003e\n\u003c\/td\u003e\n\u003c\/tr\u003e\n\u003c\/tbody\u003e\n\u003c\/table\u003e\n\u003cp\u003eEinaudi insiste sur le fait que la torture a toujours été un crime, hier comme aujourd'hui. Il juge particulièrement grave la tentative de « légitimation » de ces crimes en 2001.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2\u003e3. La Responsabilité de l'Appareil Politique\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eSelon Jean-Luc Einaudi, les militaires n'ont pas agi de manière isolée. Il pointe une responsabilité « totale » du pouvoir politique de l'époque.\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cb\u003eLe rôle de François Mitterrand :\u003c\/b\u003e Alors garde des Sceaux (ministre de la Justice), François Mitterrand est désigné comme ayant été parfaitement informé. Einaudi précise que les directives gouvernementales, qui incluaient les « pouvoirs spéciaux » déléguant les missions de police à l'armée (notamment aux parachutistes du général Massu), portaient sa signature.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cb\u003eInitiatives judiciaires :\u003c\/b\u003e Il est rappelé que Mitterrand, en tant que ministre de la Justice, a pris l'initiative des premières exécutions de combattants algériens condamnés à mort en juin 1956.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cb\u003eAutres responsables cités :\u003c\/b\u003e La responsabilité est partagée par les hautes instances de l'État de l'époque, notamment :\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cb\u003eRobert Lacoste\u003c\/b\u003e (Ministre résidant en Algérie)\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003cb\u003eMax Lejeune\u003c\/b\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003cb\u003eMaurice Bourgès-Maunoury\u003c\/b\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003cb\u003eGuy Mollet\u003c\/b\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003ch2\u003e4. Recommandations et Exigences pour l'Avenir\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eFace à ces aveux, Jean-Luc Einaudi préconise plusieurs mesures pour rompre avec ce qu'il qualifie de « mensonge d'État ».\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003ePoursuites Judiciaires\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eEinaudi estime que la revendication de pratiques criminelles en 2001 par un ancien général tombe sous le coup de la loi et doit faire l'objet de poursuites pénales immédiates.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003ePositionnement des Autorités Actuelles\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eL'historien considère comme « incontournable » que les plus hautes autorités de l'État (le Président de la République et le Premier ministre) :\u003c\/p\u003e\n\u003col\u003e\n\u003cli\u003eSe prononcent officiellement sur ces révélations.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eCondamnent de façon claire ces crimes commis au nom de l'État français.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ol\u003e\n\u003ch3\u003eRecherche de la Vérité\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eIl soutient l'idée de la création d'une \u003cb\u003ecommission d'enquête parlementaire\u003c\/b\u003e. Pour Einaudi, tout dispositif permettant l'établissement de la vérité sur ces « crimes d'État » doit être mis en œuvre afin de mettre fin à une opacité qui dure depuis plusieurs décennies.\u003c\/p\u003e","brand":"Archives de Jean-Luc Einaudi","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":52702149771607,"sku":null,"price":0.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0902\/6781\/2183\/files\/jean-luc-einaudi_1_6e47ecef-fe3a-4975-990a-9c803b570b0e.png?v=1769856166","url":"https:\/\/jean-luc-einaudi.fr\/products\/2001-journal-de-france-cultur-la-torture-pratiquee-par-l-armee-francaise-pendant-la-guerre-d-algerie","provider":"Les Ami.e.s de Jean-Luc Einaudi","version":"1.0","type":"link"}